Alors qu’environ 12 millions de personnes sont en situation de handicap en France, l’accès à l’information numérique pour tous est une nécessité. Avec le RGAA (Référentiel Général d’Amélioration de l’Accessibilité), des bases pour un web plus juste, ouvert et inclusif ont été posées.
Bien au-delà d’une simple obligation légale, le RGAA est une démarche citoyenne qui replace l’humain au cœur des dispositifs numériques.
Mais de quoi parle-t-on exactement ? Qui doit s’y soumettre ? Comment appliquer le RGAA ? Tour d’horizon.


Le référentiel général d’amélioration de l’accessibilité ou plus communément appelé RGAA est un référentiel qui permet de contrôler l’accessibilité numérique d’un site et de ses contenus.
Ce référentiel officiel développé par la Direction Interministérielle du Numérique (DINUM) transpose les WCAG (Web Content Accessibility Guidelines) dans le contexte français.
Le RGAA s’articule autour de 106 critères de contrôle répartis selon plusieurs thématiques, afin de garantir l’accessibilité numérique à tous, avec des contenus :
L’accessibilité numérique est considérée en France comme un droit fondamental et comme le numérique responsable, elle devient essentielle.
Elle repose sur plusieurs textes de loi majeurs :
Ces lois permettent d’encadrer ce référentiel et surtout, d’en définir les règles. Dans les faits l’obligation de respecter le RGAA concerne :
Qui plus est, le RGAA ne s’applique pas seulement à des sociétés, mais également à de nombreux supports et services comme, par exemple :
L’objectif est clairement de démocratiser l’inclusion numérique afin qu’elle soit accessible au plus grand nombre.
À noter : Depuis 2021, le champ d’application du RGAA s’élargit progressivement au secteur privé, sous l’impulsion du règlement européen sur l’accessibilité des produits et services (European Accessibility Act, EAA).

Le RGAA reprend les critères techniques des WCAG 2.0, qui sont des recommandations internationales fixant les bonnes pratiques d’accessibilité numérique, et les décline en obligations concrètes, réparties en thématiques (images, multimédia, formulaires, navigation, contrastes, etc.).
Encore une fois, ces normes définissent le cadre du RGAA et son application au quotidien.
Parmi ces règles, on retrouve notamment :
Chaque critère est évalué selon 3 états : conforme, non conforme et non applicable.
L’objectif ? Auditer facilement un site ou un service afin de planifier d’éventuelles corrections et être en conformité avec le RGAA.
Chez Josh Digital, nous accompagnons les entreprises et institutions dans leur mise en conformité avec le RGAA et les WCAG 2.0. Notre objectif est simple : vous aider à proposer des sites et services numériques plus accessibles, inclusifs et performants.
L’accessibilité au numérique, c’est l’opportunité d’élargir votre audience, de renforcer votre crédibilité et d’améliorer l’expérience de tous vos utilisateurs.
Car si le RGAA n’est pas obligatoire pour tous, il est l’affaire de tous.
